Les bienfaits du jeu d’Echecs pour les enfants

Les Echecs dans les écolesIMPORTANCE DU JEU POUR L’ENFANT
Le jeu permet à l’enfant de se construire : « le jeu est le travail de l’enfant » comme l’ont dis certains psychologues. Il lui permet de:
– Travailler et découvrir par le plaisir.
– Inventer, créer transformer son environnement.
– Travailler la concentration.
– Organiser sa pensée et son intelligence.

FINALITES PEDAGOGIQUES DU JEU D’ECHECS

Plusieurs grands chercheurs et penseurs tel que Henri WALLON, Lev VYGOTSKY, Piaget, Alfred Binet, William James, Edward De Bono, Maurice Ashley et l’Institut de recherche de Minneapolis se sont penchés sur l’étude des qualités pouvant être développés par les individus en général et les enfants en particulier grâce au jeu d’échecs. Ces études réalisées par des psychologues, des pédagogues et des sociologues ont démontré que la pratique du jeu d’échecs permet d’atteindre les finalités pédagogiques suivantes :

–       Cultiver les qualités d’observation et d’analyse.

–       Entraîner l’élève à la pensée déductive, l’inciter à la rigueur logique, lui apprendre à bâtir une chaîne de déductions, à déceler éventuellement une faille dans le raisonnement, développer, de façon constructive, son esprit critique.

–      Stimuler son imagination (induire, généraliser, concevoir une méthode, trouver des exemples pour illustrer une propriété ou des contre-exemples pour infirmer une proposition).

–      Le jeu d’échecs élabore: mémoire, imagination, motricité, observation, logique, esprit critique, attention, analyse sont étroitement imbriqués.

–       Il structure la pensée de l’élève, le réconcilie avec sa réflexion, lui redonne confiance en lui, lui apporte la preuve de sa capacité à réussir dans une discipline intellectuelle, le goût de l’effort, les joies de la découverte et du succès.

–      Des expériences ont montré que le jeu d’échecs augmentait sensiblement le quotient intellectuel.

On pratique le jeu d’échecs également dans l’enseignement pour développer les qualités suivantes:

  • Attention et concentration
  • Esprit logique mathématique
  • Jugement et planification
  • Imagination et prévoyance
  • Créativité, maîtrise de soi
  • Volonté de vaincre ou de résister face aux difficultés
  • Courage et esprit de décision
  • Esprit d’analyse et de synthèse
  • Intelligence.

LE JEU D’ECHECS DANS LE MILIEU SCOLAIRE

L’éducation Nationale française a reconnu le caractère hautement éducatif et formateur du jeu d’échecs dont les effets se font sentir dans les autres matières.

Le jeu d’échecs est un jeu complexe pourtant, on peut aisément l’utiliser dès la grande section de maternelle dans une démarche plus générale. Il permet d’atteindre les compétences indiquées dans les programmes de l’Éducation Nationale.

On peut utiliser les échecs pour émettre des hypothèses, les développer, mémoriser des positions, imaginer et prévoir ce que l’on peut faire et ce que les autres peuvent faire, expliquer sa théorie de manière claire et argumentée, essayer de trouver des situations qui peuvent poser problème à l’adversaire. Ce jeu permet également d’apprendre à gérer le temps ce qui lui sera fort utile tant en contrôle, examen ou plus simplement dans sa vie.

Les échecs permettent de lutter contre l’échec scolaire : grâce à son image de jeu intellectuel le jeu d’échecs permet à l’enfant une identification valorisante. L’enfant prend confiance en lui car il peut trouver des solutions et lui montrer qu’il est capable de bien faire.

Les échecs sont aussi un remarquable outil d’intégration dans notre société on y apprend à savoir perdre (mais aussi à gagner) et on arrive à expliquer pourquoi respecter l’adversaire, se contrôler, s’intégrer dans un groupe (les compétitions scolaires par équipes développent l’esprit d’équipe, la solidarité (citoyenneté).

Ce jeu permet à chaque enfant de progresser à son rythme en favorisant une pédagogie de niveau plutôt qu’une pédagogie par classe d’âge. Les échecs sont d’ailleurs le seul sport où l’on voit s’affronter les différentes classes d’âges.

Grâce à l’informatique (et donc sans déplacement coûteux) on peut échanger entre personnes de cultures différentes.

Le jeu d’échecs a donc une dimension scientifique mais aussi une dimension sociale on peut donc facilement l’intégrer dans une démarche de projet.

L’initiation aux échecs trouve sa place dans les nouveaux programmes scolaires, c’est un facteur de réussite, un moyen de « revisiter le système éducatif ». Les enfants manifestent une curiosité insatiable et le plaisir de s’engager dans des expériences neuves. Il faut pouvoir répondre de manière ordonnée à toutes ces attentes, satisfaire le désir d’apprendre de tous sans décevoir les uns ni décourager les autres. Et là on peut affirmer que le jeu d’échecs attire les enfants.

Les Echecs scolaires

Dans le monde agité et perturbant pour certains, ce jeu les rassure : les règles sont fixes, il y a un cadre. Chacun progresse à son rythme : on apprend à identifier les pièces, à les positionner, à les déplacer, puis à jouer

  1. Découvrir le monde : En enrichissant les observations et en multipliant les comparaisons l’enseignant amène les enfants à mieux distinguer divers types de critères et à se livrer à des classements, des rangements. Par des jeux variés on les conduit à élaborer des stratégies de dénomination ou de reconnaissance.
  2. Repérages dans l’espace : C’est évident que jouer aux échecs apporte sans conteste une amélioration de la vision de l’espace : l’enfant se repère sur le quadrillage, il repère les cases (c’est la transition sans problème à la dénomination d’abscisse et d’ordonnée). Il utilise les notions de lignes, colonnes et de diagonales sans problème. Il appréhende sans difficulté la représentation des relations spatiales : en jouant, il apprend à placer des pièces par rapport à un diagramme lors de la mise en place d’une position (passage de la 2D à la 3 D ). On passe également du plan vertical au plan horizontal lors de l’utilisation de l’échiquier mural pour remettre une position sur un échiquier posé sur la table. Une véritable gymnastique cérébrale au niveau de la structuration spatiale.
  3. Découverte des formes et des grandeurs- Approche des quantités et des nombres : Lorsque l’enfant commence à jouer, il a manipulé les pièces, il les a triées par couleur, par forme, par taille. Il a pris conscience de la valeur de chacune, de leur « hiérarchie » sur l’échiquier allant du pion à la Dame. Toutes ces notions sont dans les objectifs du programme scolaire.
  4. Langage : Lors des parties jouées collectivement sur l’échiquier mural, chaque joueur est amené à expliquer son coup, à le justifier et parfois à émettre des hypothèses. C’est ainsi que les enfants apprennent à exprimer une idée, une démarche. Il s’agit pour chacun d’apprendre à écouter les autres, savoir formuler, verbaliser, demander des explications, exposer son point de vue.
  5. Sensibilité, imagination et création : L’école encourage et développe les langages d’expression qui mobilisent le corps, le regard et le geste. L’enfant doit pouvoir chercher, inventer, transformer, exprimer, éprouver le plaisir de la création. L’enfant qui manipule les pièces d’échecs y prend du plaisir, que ce soit pour les déplacer sur l’échiquier lorsqu’il joue une partie ou tout simplement pour réaliser des sculptures à l’aide de ces pièces.
  6. Compétences transversales : On ne pouvait résumer mieux l’apport du jeu d’échecs : maîtrise de soi, apprentissage de la patience, mémoire, concentration, capacité à ordonner ses pensées en les confrontant à la logique, vivacité d’esprit et développement de la pensée stratégique (émission d’hypothèses puis synthèse avant de prendre une décision)
  7. Vivre ensemble : Lors de l’initiation aux échecs, dès la mise en place du jeu les principales règles sont établies : respect des règles du jeu, de l’adversaire, maîtrise de soi, socialisation.
  • On serre la main de l’adversaire on lui souhaitant « bonne partie » à chaque début de partie.
  • On joue chacun son tour.
  • On déplace correctement ses pièces, on respecte les contraintes du jeu.
  • En cas de coup illégal on s’explique, ou on lève la main pour appeler le maître.
  • On apprend à accepter la défaite, à contrôler ses réactions.
  • On découvre le sens de l’effort pour persévérer dans l’apprentissage du jeu
  • La partie terminée, on range le matériel.

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